• Mélange entre escape game et théâtre immersif
  • On ne gagne pas, on ne perd pas, on y vit une aventure !
  • Certaines énigmes n’ont pas beaucoup de sens

Le simple nom du Palais de l’Horreur agite nos petits cœurs de lapins apeurés. Le Palais du Rire risque fort de se transformer en labyrinthe de miroir, clown sanguinaire et autres terrifiantes promesses. Cette expérience immersive mélange théâtre immersif, escape game et émotions.

La bande annonce pose plutôt bien l’ambiance :

Une promesse alléchante

Deep Inside nous murmure à l’oreille qu’il faudra descendre à 30 mètres sous Terre pour plonger dans la ténébreuse Cité des Martyrs. Amateur-rice-s d’Urbex, nous allons visiter son ancien Palais du Rire, devenu depuis quelques temps une sorte de terrain de jeux pour un clown dément. Ça, c’est une info que nous avons eu bien trop tard, devant la porte du Palais…

La communication de Deep Inside se plaît à répéter qu’il s’agit d’une ancienne Cité des Martyrs qui a ses propres règles et qui vit sous vos pieds, qu’il s’agit d’un des escape games d’horreur les plus effrayants et inédits. Nous avions hâte de découvrir tout cela.

Des décors exceptionnels

Les décors sont irréprochables : les détails sont soignés et l’entrée dans les lieux est impressionnante. Nous avons joué les deux scénarios à la suite (en commençant par le Magicien de Paris) : nous avons donc eu la chance de partir de l’appartement du magicien pour commencer immédiatement notre deuxième quête. En restant dans ces lieux sombres, nous étions déjà imprégnés par l’univers. Il nous a fallu chercher l’entrée du Palais, et le chemin est assez somptueusement sombre…

Bien que petites, les salles sont nombreuses et revêtes des univers différents. Mais l’ensemble du parcours vous déstabilisera, une énigme reposera même sur votre sens de l’orientation dans un contexte déstabilisant (typiquement le genre d’énigme où je déclare forfait).

L’escape game fait-il peur ?

Je vais parler au nom des autres : oui. En mon nom… : non. Mais ne vous arrêtez pas à mon unique expérience, je suis certainement plus psychopathe que tous les psychopathes vivant dans les escape games. Je m’amuse à faire peur aux autres groupes dans le Manoir de Paris au lieu de frémir devant les monstres. En réalité, à ce jour, seul Panik Room a réussi à me faire peur.

Néanmoins, tous les ingrédients d’un bon escape game d’horreur se trouve dans Deep Inside. Nous avons joué des dizaines de salles frissons / horreurs du Canada à la France, et toutes les bonnes idées que nous avions rencontrées sont en effet dans Le Palais de l’Horreur. Vous y retrouverez un peu du Cannibal de Paris, de Massacres d’Escape Hunt, de La chambre du Clown de The Hostel, de L’abattoir de One Hour, et de Panik Room (oui, à un moment du jeu, quand j’ai compris ce que j’allais faire, j’ai murmuré « ah merde, ça me rappelle la Panik Room », mais heureusement en beaucoup plus soft). En bref, Le Palais de l’Horreur est un super mix, comme un smoothie de super-fruits de l’horreur. Vous prendrez bien du jus de sang grenade ?

Il est évident que pour de nombreux groupes, cet escape game sera terriblement effrayant. Les défis qui s’y trouvent demandent parfois beaucoup de sang-froid. Heureusement pour les « pires » épreuves, vous aurez besoin que d’un courageux, un volontaire ou un sacrifié, ce que vous voulez. Donc les plus peureux pourront éviter de prendre des risques.

À noter que dès le début, on sait comment se comporter pour éviter le danger. Cela peut permettre à certain-e-s joueur-se-s de ne pas se laisser emporter par la peur. Justement, cela a permis à Virginie, qui était très stressée dans les escape games d’horreur, de se guérir et de convertir enfin sa peur paralysante, en adrénaline qui booste et aiguise les sens et la concentration.

Quoiqu’il en soit, mieux vaut venir avec une tenue « sport », pour être à l’aise dans ces mouvements et pouvoir sprinter au besoin. On ne sait jamais. Il est possible qu’il faille avoir de bons réflexes à certains moments, quitte à faire un sprint-plongeon comme moi ou une cabriole comme Virginie…

Et les énigmes dans tout ca ?

Forcément, dans un contexte comme celui-ci, les énigmes sont très simples. Il s’agira essentiellement de fouille et de quelques manipulations, le tout en assez petit nombre. Mais, rassurez vous, vous ne sortirez pas en 20 minutes de ce piège  Palais, vous serez trop gênés par le manque de lumière et les « phénomènes parasites ».

Paul, le libraire de Deep Inside, guide au besoin via une communication au talkie-walkie. Il est vrai que fuir dans un environnement inconnu et peu éclairé peut être très compliqué. On ne sait trop ce qu’on doit faire, on tâtonne, on stresse, on fait vite n’importe quoi. Ainsi, on est pris par la main par un game mastering très actif. Mais ce n’est pas agaçant pour autant. Cela ajoute au contraire de l’immersion, car c’est un personnage qui nous parle et non un maître du jeu.

Est ce que le Palais de l’Horreur est une expérience immersive à faire ?

Tout ce que propose Deep Inside est immersif : l’entrée dans la librairie, la descente dans la Cité des Martyrs, la façon de rejoindre le Palais des Horreurs et ce qu’on y vit. On a l’impression de devenir les héros et héroïnes d’un film, et le temps suspend son vol… De plus, il n’est pas question de gagner ou de perdre comme dans un escape game classique. Deep Inside fait vivre une aventure ayant plusieurs issues possibles.

Côté horreur, vous serez sur le qui-vive durant tout le jeu ! Les plus téméraires pourront s’amuser à se mettre au défi de faire des actions risquées, tandis que les peureu-se-s ont une info qui peut leur permettre de rationaliser leurs peurs pour réussir à avancer. À vous de voir, maintenant, si vous vous sentez capable de jouer un des escapes games les plus immersifs de la capitale ! Si vous en sortez vivants, on vous conseillera d‘autres escape games à Bordeaux du même niveau pour vous challenger dans de nouveaux défis !