PORTRAIT DE FAMILLE
  • L’une des meilleures expériences immersives que nous avons vécu !
  • Un super jeu d’acteurs
  • Un principe de jeu original
  • C’est top, fonce !!!

Êtes-vous capable de surmonter votre peur ? Feriez-vous suffisamment confiance aux autres pour vous laisser guider les yeux bandés dans un manoir hanté ?

Parce que Panik Room, ça donne à peu près ça :

 

L’histoire d’une mystérieuse famille

Il s’agit donc d’explorer un manoir « maudit ». Il y a 80 ans, le docteur Henri Deveaux et son épouse y vivait avec leurs deux filles. Moïra, la fille aînée, avait une maladie rare et décéda à l’âge de 11 ans. À son retour des funérailles, la famille n’a plus jamais quitté leur domicile. Enfin, c’est-à-dire que personne ne les a vu en sortir…

Le lieu est aujourd’hui à l’abandon et il est réputé pour être hanté. Une Panik room a été construite juste au-dessus pour que des chasseur-se-s de fantômes puissent y travailler. Il s’agira de descendre récupérer des artefacts (des objets chargés d’énergie) pour comprendre ce qui est arrivé à cette famille et délivrer les esprits emprisonnés dans cette demeure.

Le principe hyper immersif de Panik Room

Une seule personne à la fois peut descendre dans le manoir. Elle y va les yeux bandés et sera guidée au talkie-walkie par le reste de l’équipe qui suivra sa progression grâce à une caméra fixée à son casque de protection. Ambiance. « Mais pourquoi donc ? » vous demandez-vous. Car les fantômes sont attirés par le regard et on ne souhaite pas en croiser…

L’équipe voit donc ce que devrait voir l’explorateur-rice, mais n’entend pas ce que se passe dans le manoir. Pourtant, il y a de la vie dans ce lieu ! Celui ou celle qui s’y trouve devra bien faire abstraction pour avancer et pourra faire des signes de main devant la caméra pour communiquer des infos simples comme : « yep, tout va bien », « peux-tu avoir l’extrême obligeance de répéter que tu viens de dire ? » ou « oh non non non, là ça va pas du tout, je veux sortiiiiiiiiir ! »

Il y a quelques consignes dans ce manoir, à suivre A-B-S-O-L-U-M-E-N-T. Bien sûr, il ne faut pas courir pour ne pas se faire mal. Ça va de soi. Mais surtout, il ne faut pas se retrouver dans la même pièce qu’un fantôme, parce que c’est dangereux : il nous capture et on reste prisonnier-e à vie. Donc, dès qu’on rentre dans une pièce, on doit fermer la porte derrière soi, et surtout, on doit la quitter rapidement s’il y a un fantôme à l’intérieur. Et ça, c’est tendu, stressant, paniquant !

intérieur d'une vieille maison creepy

Retour d’expérience de l’agent Virginie : Guide

J’avoue aller à reculons dans les escape games d’horreur. Il m’est même arrivé de refuser d’en jouer s’ils ont la réputation d’être trop… immersif. J’ai donc bien failli rater Panik Room ! Sauf que dans ce jeu, nous ne sommes pas obligé-e-s de descendre dans le manoir hanté ! On peut rester (plus ou moins) tranquillement installé-e dans les fauteuils fort agréables de la Panik Room pour aider ses collègues : le TOP !  

C’est donc naturellement que le rôle de Guide au talkie walkie m’a été assigné pendant une grande partie du jeu. Et bien, elle n’est pas de tout repos cette place ! Car les images rapportées en direct par la personne descendue sont dignes d’un très bon film d’horreur, et ça monte crescendo durant le jeu. J’ai donc veillé à être super précise dans les indications données tout en montrant le moins possible mes sursauts de peur. Bon, ça, c’est parce que j’avais l’impression que j’avais le destin d’une vie entre les mains. J’aurai aussi très bien pu tout dire avec une voix angoissée, mais ce n’est pas mon caractère.

En tout cas, on vit une très belle expérience immersive, même si on ne descend pas ! Car on assiste à tout et surtout, on sent l’atmosphère devenir de plus en plus oppressante. Et notre énergie est portée par l’excellent jeu d’acteur du game master. Tout au long de l’aventure, il interprète brillamment un personnage absolument parfait dans son stress, son naturel et ses réactions. Ça compte énormément dans l’impression que l’on a de vivre quelque chose de tout à fait réelle. Alors, ok, je ne suis pas descendue, mais Panik Room est clairement dans mon TOP 3 des meilleures expériences immersives qu’on est joués vécus !

deux mains éclairées par une lampe frontale

Retour d’expérience de l’agent Alex : Survivante

Cette expérience a été, pour moi, une révélation : j’ai découvert ce que ça faisait d’avoir VRAIMENT peur. Vous ne le savez sûrement pas, mais habituellement, je suis stoïque dans les escape games d’horreur. Je suis la fille chiante qui ne tremble pas quand le game master fait semblant de lui tronçonner le ventre ou je reste plantée dans le noir en attendant sagement que la lumière se rallume. Ok je peux crier de surprise s’il y a un jump scare. Mais c’est tout.

Panik Room a changé la donne. Complètement. J’étais tellement persuadée que je n’aurai pas peur que je suis descendue faire mon exploration en solo après mes compagnons d’infortunes. Erreur ! Terrible Erreur ! J’ai pu voir ce qui m’attendrait en bas, j’ai pu avoir peur en haut alors que je n’avais pas encore mis un orteil en bas. J’appréhendais. Alors quand c’était mon tour, mon cœur avait adopté un rythme cardiaque déjà très élevé alors même que je n’étais pas DANS le manoir.

À l’intérieur, j’ai littéralement paniqué. 10 secondes après mon entrée, je fais demi-tour et je retrouve d’un pas pressé la porte de sortie sans attendre l’aide orale de mes compagnons. En cas de survie, on retient vraiment bien ce genre d’informations. Le maître des lieux me demande si je souhaite tenter une nouvelle exploration, et me dit que je peux être accompagnée d’une personne si besoin. J’accepte (à contre cœur). Bon, la suite n’a pas été plus héroïque. Vraiment. J’ai hurlé et j’étais à deux doigts d’insulter le game master.

Je n’ai fait aucune autre exploration ensuite. Je suis restée en haut, un peu honteuse. Pourquoi était-ce aussi glacial alors que Le Cannibal de Paris, La Dame Blanche d’How Many Doors à Bordeaux ou les superbes salles de The Hostel ne m’effraient pas du tout ? J’accuse donc deux éléments : l’imagination couplée aux hors champs. On ne voit rien, mais on garde en souvenir ce qu’on a vu « en haut ». Alors une fois en bas, c’est notre cerveau qui se ligue contre soi. Il imagine le pire, il sentirait presque l’haleine fétide des milles démons !

Je n’aime pas avoir peur pourtant Panik Room est de loin la meilleure expérience immersive que j’ai pu vivre depuis le début de mes pérégrinations. Intense, intelligemment bien écrite et magnifique. Tous les choix qui ont été pris dans ce scénario sont justifiés et malins. Rien n’est laissé au hasard.

Le game master est un personnage atypique qui donne une énergie folle pour nous inclure dans sa sombre réalité. Il sait quand rajouter du stress et quand en enlever : il est capable de doser parfaitement le rythme en fonction de l’équipe qu’il a face à lui. Je l’ai trouvé incroyable (et il me faisait parfois penser à Giles dans Buffy Contre les Vampires, allez savoir pourquoi).

Panik Room jongle avec deux univers : en haut, on a les yeux, des caméras, des plans, des outils… en bas, on a le son des démons autour de soi, et de la voix de nos amis (quand le talkie ne nous abandonne pas dans un silence terrifiant). Cet agencement est original et permet à tous les joueurs de vivre plusieurs aventures durant cette fenêtre de jeu.

Je ne rêve que d’une chose : y retourner, prendre ma revanche, et terminer ma mission en bas sans paniquer !

En attendant, on pourra toujours regarder notre prestation comme un bon vieux film d’horreur. Car chaque session est filmée et on peut s’offrir la vidéo souvenir de l’aventure complète, a.k.a ses pires moments d’effroi !

Plus d’informations : https://www.panikroom.fr/