Last Labyrinth

Une manière de jouer la VR grâce au non-verbal intéressante. Des énigmes très variées.

Le jeu peut paraître assez lent. L’histoire laisse parfois perplexe.

Last Labyrinth est un jeu entièrement en réalité virtuelle (VR) qui fait parler de lui depuis quelque temps et qui se définit comme étant un escape game en VR. Il ne m’en fallait pas plus pour me donner envie de découvrir la bande-annonce de ce jeu… et quelle surprise !

Vous êtes donc immobilisé dans un environnement dangereux en compagnie d’une jeune inconnue qui ne parle pas votre langue… et pour sortir il faudra résoudre des énigmes. Franchement, en tant que joueur d’escape game, ça fait rêver, non?

Un game play très malin

Vous comprendrez aisément grâce à la bande-annonce, que votre personnage sera attaché à un fauteuil roulant et ne pourra pas agir directement avec son environnement. Ce handicap est à la fois intéressant et aussi astucieux, car il permet aux joueurs de ne pas souffrir de motion sickness (malheureusement, les joueurs de VR connaissent bien cette sensation qui s’apparente au mal des transports). Il vous faudra donc pointer les éléments à manipuler avec un laser pour que la petite fille puisse agir à votre place. Rapidement, on y prend goût.

Un joueur débutant en VR peut donc rapidement prendre en main ce jeu puisqu’il n’aura à utiliser qu’une seule touche sur la manette !

L’immersion est donc bel et bien au rendez-vous, puisqu’à certains moments vous vous sentirez profondément frustré de subir cette situation. Vous êtes donc dans une place de choix pour observer, réfléchir et… mourir. Cette manière de jouer est à la fois intrigante et terriblement agaçante : la petite fille est d’une lenteur incroyable. Et lorsque l’énigme à résoudre nécessite de nombreuses manipulations, vous risquez de vous impatienter et potentiellement de l’insulter lorsqu’elle se fige entre vos yeux et l’énigme.

Last Labyrinth énigme

Le malaise, lui, n’est pas virtuel

Les graphismes sont fascinants : les pièces que vous allez découvrir sont sombres, intrigantes, parfois sublimes. Mais n’oubliez pas, vous ne pouvez pas vous y déplacer. Le point de vue reste donc fixe et vous n’aurez pas la sensation d’explorer ces pièces, ce qui est dommage.

De ce point de vue unique, vous subirez les conséquences de vos lamentables échecs (oui lamentables 😉 ). Vous verrez, impuissant, votre amie mourir. Et c’est sale. Parfois, vous allez recommencer plusieurs fois, et toujours, elle mourra d’une morte assez moche. La vôtre suivra. Si vous êtes sensible, ceci vous glacera le sang, ou du moins, vous ne serez pas à l’aise de condamner si souvent une jeune enfant.

D’une certaine manière, le jeu peut paraître gore. Il n’y a pas de jump scare, mais la mort rode toujours durant votre jeu : écrasé, étranglé, brûlé, dévoré, coupé, empoisonné… vous allez expérimenter de nombreuses morts : en tant que témoin et en tant que victime. C’est dans ces scènes que les créateurs exploitent au maximum la VR pour en mettre plein les mirettes ! Vous savez comme votre première expérience dans le cinéma 3D à Disneyland « Chéri j’ai rétréci les gosses » : on vous montre tout ce qui est possible de faire en VR pour vous faire frissonner. Parfois cela manquera de subtilité, mais généralement on aime bien !

Oui mais on veut toujours continuer

La narration de ce jeu est énigmatique. Vous avancerez de pièces en pièces, vous résolverez de nombreuses énigmes, et puis… vous reviendrez à votre point de départ, mais il ne sera pas vraiment identique à ce que vous aviez vu la première fois. Ce voyage qui boucle est étrange. Parfois, on se dit « allez une dernière énigme et j’arrête » pourtant une fois celle-ci résolue, on désire découvrir ce qui va se passer après, et encore après… L’histoire entière semble être un grand puzzle à comprendre.

Les joueurs d’escape games trouveront les énigmes familières pour la plupart, mais parfois certaines énigmes ont été complexes à résoudre et s’avéraient être de véritables jeux de logique et de déduction. Dans tous les cas, la VR permet d’apporter ici des décors grandioses et impressionnants qu’il serait impossible de voir « en vrai ». Le jeu peut se faire en une bonne dizaine d’heures, ce qui en fait un escape game VR relativement long.

Malgré l’absence de déplacement, je le trouve plus intéressant que les escape games VR jouables en salles tel que Eclipse ou Nautilus. Les énigmes y sont bien plus complexes (bien que relativement simples), variées et intéressantes visuellement. Par contre, ce jeu ne peut pas se jouer avec d’autres joueurs. Vous y serez bien seul.

Last Labyrinth jeu VR

La réalité virtuelle traitée différemment

Vous l’aurez compris, Last Labyrinth regorge d’aspects originaux qui ont su nous séduire. Il est exact que pour un jeu en VR dans lequel le joueur reste relativement immobile avec un décor qui nous fait, finalement, peu voyager, cette expérience peut souffrir de la comparaison avec d’autres jeux exceptionnels comportant aussi des énigmes tel que Doctor Who : The Edge of Time.

Si vous faites partie de ce type de joueurs, vous risquerez de trouver le prix de ce jeu trop élevé. Pourtant si nous le comparons avec des escape games en VR en salle tel que Eclipse, le prix ne parait plus aussi excessif. Eclipse propose une expérience bien plus courte (45mn) pour au moins 25 € par personne. Une question de point de vue !

Informations complémentaires :

Nous avons joué Last Labyrinth sur PlayStation VR, mais il est aussi disponible sur les casques Oculus Rift, HTC Vive, Valve index et Windows Mixed Reality.

Jouable en français

Site internet du jeu : lastlabyrinth.jp