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Star Wars 4DX

auteur Alex [ OWAG ]

Nous voulions le meilleur pour le grand final de Star Wars, et pour cela quoi de mieux qu’une séance de cinéma immersif ? Nous avons donc, sans hésiter, réservé une séance en 4DX, couplée avec de la 3D, pour vivre 2h30 d’émotions et d’actions !

Cette technologie permet au spectateur de vivre avec tous ses sens une séance de cinéma : sur des fauteuils mobiles, vous allez vibrer, glisser, tourner, mais aussi sentir des chocs dans votre dos, sentir la pluie vous tomber dessus, laisser vos cheveux frémir sous la brise, humer certains parfums et vivre d’autres surprises encore.

La promesse était terriblement tentante, ainsi, après avoir passer les 3 jours précédents à revisionner toutes les trilogies Star Wars nous nous installons dans ces fauteuils imposants… Moteur ACTION !

20 ans après Disney Land

Ce concept ne m’était pas totalement inconnu, car l’attraction Chéri j’ai rétréci les gosses à Disneyland proposait une expérience relativement similaire. Mais entre une courte expérience « plein les yeux » et un film de 2h30, je risquais fortement de vivre différemment l’expérience.

Comme dans toutes les séances de cinéma il y a ce spectateur qui arrive en retard (au moment où le film commence) et qui pense que tu es à sa place car oui, ici, vos places sont numérotées et attribuées à chaque réservation. Le début du film étant imminent nous n’avions pas voulu débattre de ce sujet, dans le noir, nous nous sommes donc déplacées et là… drame comique. Pour ceux qui ont vu Star Wars L’ascension de SkyWalker, vous savez que la première scène est une magnifique scène d’action : les sièges s’en sont donnés à cœur joie, un coup à droite, à gauche, plongé puis contre-plongé, tout vibre, le vent souffle… sauf que Virginie n’était pas encore remontée sur son siège… Imaginez-vous attraper un manège en pleine action… voilà, pareil.

Morale de l’histoire, ne soyez pas en retard et ne bougez plus de votre fauteuil. JAMAIS.

fauteuils de la salle 4DX

De l’action bien dosée

Le début est si intense en mouvements, en découvertes cinématographiques sensorielles que nous avons dû rire pendant 10 minutes, un véritable fou rire car nous étions balotées dans tous les sens (notre gabarit de moustique ne nous permet pas toujours d’être bien vissés aux sièges). Pour nous, un départ de cet ampleur c’était « trop »!

La surprise passée, une crainte m’a envahie : vais-je tenir 2h30 comme ça sans vomir ? Est-ce que je vais devoir sortir et regarder la fin du film dans les escaliers ? Heureusement non. Tout a été très bien dosé, les temps d’actions intenses et relativement brutaux alternent avec des mouvements doux et agréables ou d’absence d’effet, ce qui permet de se reposer. Dans tous les cas, j’étais relativement fatiguée à la fin de la séance.

La 3D apporte un véritable plus pour ce film en 4DX. Ces deux technologies ont formé, pour Star Wars IX en tout cas, un véritable duo de choc.

 

La 4DX en détails

Ces sièges en mouvement, face à une bataille galactique, rappellent encore une fois Disney Land, l’expérience Star Wars justement. Mais ici vous aurez un panel de mouvement : des mouvements rapides et brusques qui accompagnent les déplacements rapides des vaisseaux, mais aussi des passages de gauche à droite, en douceur, comme si vous étiez assis sur une caméra effectuant un travelling très fluide. Ce mouvement-là était pour moi poétique et apportait beaucoup de sens à la scène.

D’autres micro mouvements sont apportés par ces sièges : souvent ils vibrent, ce qui pour des scènes d’actions est cohérent, mais les vibrations étaient utilisées pour tout et rien. Un personnage visse, hop ça vibre ! Des armées marchent, hop ça vibre !

Et parfois le siège vous frappe littéralement à l’aide d’un coup dans le dos à la manière d’un fauteuil de massage, sauf qu’ici le coup vous prend en traître. Il vous attaque. Je n’aimais vraiment pas ces coups surtout lorsqu’ils n’apportaient pas de réalisme à la scène. Si un personnage tombe, non je n’ai pas envie de ressentir une barre sous l’omoplate. Par contre, lorsqu’un personnage était percé d’un sabre laser, le coup dans le dos me faisait réellement sentir la sensation d’une attaque sur mon propre corps.

La salle vous promet aussi la pluie, la bruine, l’eau…ne vous inquiétez pas, il ne s’agira que de fines gouttes, qui plus est, sont rarement envoyées. Et si vous ne voulez pas de cette sensation, vous aurez la possibilité d’éteindre les jets d’eau depuis vos fauteuils. Bien évidemment, nous l’avons gardé et j’ai même regretté de ne pas recevoir d’avantage d’eau lors d’une certaine scène de combat assez impressionnante. Les quelques gouttes vous rappellent très brièvement qu’il pleut, mais l’effet s’arrête après 3 secondes, vous permettant de sécher à la vitesse de la lumière.

Quant aux effets de lumière, nous n’avons pas eu le sentiment que ces éclairs apportaient une valeur ajoutée au film. Au contraire, l’effet stroboscopique était parfois si présent, que l’image du film en était atténué.

Le vent a été, à mon avis, l’effet qui m’a permis le plus de me sentir en dehors d’une salle de cinéma. Lors de certaines scènes, le vent vous apportait comme le vent de l’extérieur, celui d’une lointaine planète. Durant ces quelques secondes, je me sentais vraiment loin, bien plus impliquée par le film. Malheureusement, 2h30 de film c’est long et nous commençions à avoir froid et la gorge un peu sèche après de nombreux passages de ce vent cinématographique.

Pour terminer, l’effet le plus difficile à maîtriser est l’odeur. Si je trouve l’idée de départ vraiment fantastique, il a été un point de déception. Je n’ai senti qu’un seul type d’odeur à deux reprises durant le film, Virginie quant à elle ne l’a jamais senti. J’étais perplexe quant à l’odeur en elle-même: une odeur douce, chaleureuse, comme du caramel, odeur que j’ai sentie durant une scène proche des océans. Si seulement nous avions eu un parfum marin ! L’effet aurait été grandiose. Mais sentir le caramel en pleine mer, non.

star WArs laser

La 4DX, le futur du cinéma ?

Difficile à dire. L’expérience est grande mais éprouvante. Certaines personnes pourraient en sortir avec un bon mal de dos. Cette séance n’est malheureusement pas anodine. Cette technologie est née en 2009 en Corée mais semble avoir de beaux jours devant elle en Europe. En effet, Pathé souhaite bien développer son offre et projette de nouvelles ouvertures : il devrait y avoir 50 salles 4DX en Europe cette année, dont 40 en France.

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